20ans.
Bilan:
Toujours à Lille et au moins pour les 3 prochaines années parce que j'intègre St Luc l'année prochaine. Je peux dire que
cette année de fac n'aura pas été totalement inutile (et je remercie Cegara de m'avoir appris tant de choses!^^).
Je serai donc designer!
J'ai trouvé un appart' de la mort qui tue, gigantesque (^^) et idéalement situé dans lequel je pourrai (enfin) avoir un LIT et…une machine à laver !!! [Qui ne vit pas seul loin de cette
machine parentale extraordinaire ne peut pas comprendre !]
J'ai un mec génial, pour qui ça valait le coup de se prendre la tête quelques temps. A., pour ceux qui se posent la question..!
J'ai un boulot ultra-merdique mais ultra-payé pour cet été, des projets vacances Hispaniques et
Polonaises à 2 et je suis à Nancy pour 2 mois.
Je n'ai plus de TV (eh oui Thomas, je te dédie mon exploit!) contrainte et forcée, mais à la
fois soulagée, parce que je n'aurais pas eu la force de le faire moi-même! Mais bon, ne vous réjouissez pas trop vite, je ne sais pas si je pourrai tenir le coup bien longtemps!
Je tire un bilan plutôt positif de ces 20
premières années, et puis, de toute façon, dans 60ans, je me sentirai obligée de dire que c’est vraiment génial d’avoir 20ans (Alzheimer oblige…) alors le présent importe peu, puisque seuls
les souvenirs comptent.
Du soleil, des projets, des soirées sympathiques, des journées à la mer, 40°C dans mon appart’, des fraises, des pancakes, les
pancakes de François ^^, les vacances quoi !
R.A.S
t o u t v a
b i e n !

C'est dépitant...Je rentre de vacances, théoriquement remontée à bloc et pleine de mélanine, je me promets de ne pas retomber dans cette putai** de déprime comme la dernière fois, de me mettre
rapidement, sérieusement et avec acharnement à bosser et puis voilà. Je tombe sur Ton article, une sorte de mal-être, une certaine nostalgie m'envahi.
Pourquoi dès que je fais le point sur ma vie j'ai l'impression qu'il n'y a que du négatif? Pourquoi je n'ai pas l'impression
d'avoir une place qui soit vraiment la mienne ?
Cette impression de cul-entre-deux-chaises, de
poisse permanente, de perte de temps et à la fois de contrôle ne me quitte plus, depuis 8 mois maintenant. Plus vraiment chez moi à Nancy et pas vraiment chez moi à Lille non plus. Peur de me
lancer dans un nouveau départ parce que trop contraignant, trop flippant aussi… Et pourtant j’en aurais bien besoin, quitter cette phase de transition Lilloise entre mon enfance et ma vie adulte
pour vraiment trouver ma place.
Mais où est-elle, MA place ?

Ce midi, lors d’un repas de famille, j’ai eu droit à « Alors ! Et toi Marine ? Le tiens (sous entendu, ton mec), c’est quoi ses défaut ?! » Question
qui se voulait à double, que dis-je ! A triple sens, puisque par la même occasion ils tentaient de savoir si j’en avais UN et si, par hasard, ce ne serait pas monsieur A (nous l’appellerons
ainsi pour garder son anonymat intact) !
Je sens un regard enjoué sur la gauche de la part de ma tante, elle lance un « Mais on n’est pas tes parents quand même, tu pourrais nous le
dire ! » Comme si j’avais encore 14ans et que je ne veuille dévoiler ma vie sentimentale ! Ce qui n’est pas faux et puis en dehors du fait qu’elle ne regarde que moi, je ne vois
pas bien l’intérêt de parler d’un homme avec qui je suis depuis un mois comme de l’homme de ma vie, alors qu’à côté de moi, interrogée précédemment, siège ma (demi-)cousine qui elle, du haut de
ses 18ans à peine, est avec son mec depuis 3ans au moins ! La comparaison aurait l’air plus que ridicule Et puis je suis tellement instable sentimentalement qu’entre le moment où je leur
parlerais d’un mec et la prochaine fois que je les verrais, j’aurais déjà mis fin à cette histoire !
Et puis non, bordel ! Je suis célibataire ! Et alors ? Est-ce un drame ? Comptiez-vous l’inviter à boire le thé le dimanche
après-midi ? Comment peuvent-ils me cuisiner ainsi ? Je cache pourtant plutôt bien mon désespoir sentimental ! Comment peuvent-ils vouloir me caser à tout prix alors que je fais
bonne figure ? Est-ce qu’à 20ans cela parait si désespérant d’être célibataire ? Cela serait-il pour eux une preuve de mon incapacité à séduire ou alors que je ne sois pas à la hauteur
de ce que peut attendre un homme ?
Je suis là, sur mon canapé/lit/bureau (et j’en oublie !), je me torture l’esprit et me pose ces questions que, normalement, on se pose arrivée la
trentaine ! Être désespérée sentimentalement c’est déjà assez dur, mais si en plus, ça se voit et que ça parait pathétique à mon âge….
Je ne vois plus qu’une solution…me jeter dans la Deûle ! (Merde ! Katousha s’est jetée dans la Seine récemment ! Ca manquerait
d’originalité…)
Bon, passez-moi une enveloppe !
Et si on mettait un peu CES
mecs de côté ne serait-ce qu’une semaine et oublier un peu ce statut de fille trop attachée -à l’air détaché- ?!
Ne penser rien qu’à nous, se faire des déjeunés ultra-caloriques qui se mangent avec les doigts et nous font totalement perdre notre glam’attitude, des aprèm’
institut à se faire chouchouter, masser, épiler, manucurer, des soirées cocktails rose (non, ça c’est déjà fait !!) et draguer tout ce qui bouge, ou en tout cas ce qui a un niveau de
testostérone assez élevé pour nous coller au plafond sans poser de questions !
Ca serait tellement bien !!!!
I HAVE A DREAM…
Une semaine de nostalgie.
Un week-end raté.
Un retour à Lille.
Des ami(e)s, mais une solitude permanente.
Je torture mon âme, une boule dans la gorge et toutes
ces larmes que je retiens, les jours passent et cette douleur ne fait qu’empirer.
Ne pas montrer mon mal-être, ne pas envahir les autres de ma tristesse, reprendre
au plus vite cette image de fille "drôle-heureuse-bien dans sa peau", en espérant finir par me leurrer moi-même.
Parce qu'un sourire me rendrait belle...mais pas n'importe
lequel....

Je n’ai pas la prétention d’avoir du talent.
Je n’ai pas la prétention d’être belle.
Je n’ai pas la prétention de tout savoir.
Je n’ai pas la prétention de vouloir tout changer.
Je n’ai pas la prétention d’être mieux qu’un autre.
« Je ne suis pas Gandhi, bordel ! »
Je ne suis qu’une Blonde...